
Sécurité routière: le vrai bilan (2)
27 juin 2009Dans un précédent article , je montrais que le bilan de la sécurité routière était moins flatteur qu’annoncé, étant en partie lié à un rattrapage observé dans tous les pays
Le ministère du développement durable (dont dépend la sécurité routière) nous refait le coup, en communiquant sur 12000 vies sauvées
On ne peut que saluer la campagne, dont le ton positif parait de nature à rappeler l’importance d’une conduite apaisée pour limiter les accidents.
Le chiffre de 12 000 est en fait discutable
Qu’en est-il en réalité ?
En fait, d’après le communiqué de presse (p10), les 12 000 sont calculés en prennant comme base -2,5% de baisse structurelle par an, et en observant le réalisé, qui est supérieur.
Sous cette hypothèse (-2,5%), le calcul est correct, je retrouve bien ce chiffre de 12 000.
Si j’essaie de valider cette hypothèse à partir des données historiques (depuis 1988), la tendance est plutôt -2,65%, ce qui nous mène à “seulement” 10843 vies sauvées.
Mais là où ça devient intéressant, c’est si on regarde à partir de 2004, c’est-à-dire du moment où on a installé les radars (on en avait qqs dizaines fin 2003)
Ce qu’on voit, c’est qu’après une année de communication intensive sur les méfaits de la vitesse, qui s’est traduite par une baisse de 1410 morts en 2003, (avant la mise en place massive des radars), la baisse ultérieure a été plus faible
Au total, les 1500 radars déployés depuis 2004 ont permis de sauver 2922 vies (et non pas 12000)
feed rss

