Il devient à la mode de se moquer des cris d’alarme sur la chute de notre balance commerciale
Voir par exemple l’article d’A. Delaigue
http://economistes.blogs.liberation.fr/chiffrage/2008/02/lhystrie-du-dfi.html?cid=102505654#comments
Article interessant, mais finalement pas très pédagogique. On pourrait dire plutôt:
- la balance commerciale (au sens Insee) n’a aucun sens car elle ne comprend pas les services (transports, tourisme, telecoms…)
- la balance commerciale des biens et services est un indicateur de la capacité d’un pays à prendre des parts de marché dans le monde à partir de ce qui est produit sur son sol. C’est à dire à prendre une part du gateau de la croissance mondiale (un point majeur, quand celle-ci est plus forte à l’etranger que ds le pays)
- cet indicateur n’est pas optimal car de plus en plus, les pays font produire à l’étranger (ou dit autrement, ont des revenus croissants issus du reste du monde). Peu importe où est produit le bien ou service, si la valeur ajoutée est captée en france. Son analyse mélange donc des effets négatifs (hausse de l’energie, baisse de compétitivité des entreprises françaises sur le marché interieur, perte de part de marché à l’export) et des effets positifs (augmentation des revenus issus de l’étranger (performance ds investissements))
- il est nécessaire de regarder aussi les comptes de capital, en particulier les investissements du Reste du Monde, qui contribuent à la croissance, soit ponctuellement, soit durablement (cas des US avec le statut particulier du $,ou de l’espagne, protégée par l’euro)
Au total, on constate que les raisons mis en avant pour etre chagrin sur le commerce exterieur (celles que je nomme négatives ci-dessus) sont tout à fait pertinentes, même si elle ne voient qu’une partie du probleme
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